TAXE ROBOT

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La robotisation est le principal responsable du chômage

Il est question d’une taxe robot…

Je n’ai pas tout compris.

Aujourd’hui pour rester compétitives, les entreprises sont obligées de réduire les coûts. Pour fabriquer des produits, les salaires sont la plus grosse dépense. Depuis quelques décennies , les entreprises qui ne voulaient pas déposer le bilan n’avaient pas d’autres choix que de délocaliser vers des pays où les salaires, taxes et réglementations sont plus « légers ».

Nous avons donc d’un coté des chômeurs qui aimeraient bien travailler , et de l’autre des entreprises qui préféraient avoir leurs salariés sous la main. Mais ,rien n’y fait, les taxes augmentent, les réglementations se durcissent… le chômage augmente, et les entreprises mettent la clef sous la porte… le monde à l’envers.

Avec la robotisation, on peu se passer des salariés… chinois, produire localement… et créer quelques emplois … locaux.

La taxe robot est claire : nos décideurs ne veulent pas d’emplois industriels. Les grosses entreprises vont accélérer leurs « déménagements « , les artisans et PME vont être les vrais payeurs. Ceux qui sont déjà limite vont laisser tomber… et s’inscrire au chômage.

Si vraiment l’objectif est de résorber le chômage, ce n’est pas une taxe robot qu’il faut, mais une aide aux PME qui s’équipent, avec peut être une préférence pour des robots de fabrication française.

Je vous laisse réfléchir

Nouveaux logements suite

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La chaise à la poste

Depuis que la population du village à augmenté quelques scènes marrantes.

L’autre jour, à la poste, très longue queue… Une seule chaise, occupée par une personne âgée. Son tour arrive, elle se lève et laisse la précieuse place libre. Dans la file, tout le monde se regarde, et finalement, une mamie se dirige tranquillement pour s’y assoir. Et là, un ado arrive, voyant la file interminable, il fonce sur la chaise .. il a gagné.

Il y a dix ans tout le monde aurais « gueulé » et le gamin serait sorti à coup de pieds au c.. , sacs à main et autres parapluies. Mais là rien, un vraie ambiance Parisienne.

Les petits au bras de leurs parents dans la file, ont bien compris le système… mais ils ont encore un doute, « pourquoi mon papa n’a pas été le plus rapide! ». D’après vous dans dix ans, ces gamins 1) seront toujours aussi rapides 2) Laisseront leur place, 3) feront dégager la vielle à coup de pompes ?

Je vous laisse réfléchir.

Nouveaux logements

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Obligation de construire des logements sociaux -> contrainte des maires

Depuis quinze ans, nous sommes en location dans un gros village plutôt rural . Les paysans, les retraités, les travailleurs se connaissaient plus ou moins tous. Avec cette proximité, c’était plus compliqué d’augmenter le loyer, qui finalement restaient plutôt bas…Nos enfants ont grandi ici, toujours dehors.

Le maire, contraint forcé, a fait construire de vrais logements sociaux, un gros paquet. En quelques années la commune s’est peuplée d’inconnus. Cambriolages, dégradations, bagarres, drogue, voitures inutilisables le matin pour aller au boulot, collège et lycée plus du tout fréquentables.

Avant, on discutait avec les gendarmes quand ils passaient, maintenant ils passent rapidement sans s’arrêter.

Nous  cherchons à déménager. Mais cela n’est pas facile de trouver un logement pas trop loin du boulot, avec un loyer dans nos moyens… Et laisser tous nos amis n’est pas facile, d’autant que certains sont propriétaires, et sont coincés ici, de plus en plus seuls. Ils continuent à rembourser le crédit d’une maison qui ne vaut plus rien.

Nous avons bien trouvé quelque chose dans une commune plus tranquille… mais nous n’y avons pas droit… c’est un logement social.

Je vous laisse réfléchir

Le train

Le train
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Un retraité qui visite régulièrement ces enfants éparpillés en France:

Je n’ai plus assez de sous pour prendre le train. Je prends  l’avion ou la voiture c’est moins chers.

Les buttes de terre mystérieuses qui traversent toutes nos campagnes étaient le support des rails de chemins de fer, qui permettaient à nos anciens de circuler d’un bout à l’autre de la France, sans se ruiner. Le moindre petit village, même perdu dans la montagne avait son tortillard connecté à la grande gare du chef-lieu. Ces lignes non rentables, on les supprime depuis 50 ans : moins de passagers->encore moins de rentabilité->les prix augmentent -> encore moins de passagers-> encore moins de lignes. Les grandes lignes finiront d’être supprimées d’ici dix ans.

Dans 20 ans il restera 10 destinations TGV super-luxe… pour les tarifs, mais voyage debout genre métro. Dommage il y avait une autre solution :

SNCF = service public-> plus de lignes -> plus de passager -> meilleure rentabilité-> plus de lignes-> baisse de prix-> moins de voitures sur les routes -> développement des transports en commun sur le dernier KM -> moins de voitures -> plus de passagers dans les trains -> baisse de prix …

Mais bon l’industrie automobile est la seule qui n’a pas encore été totalement « délocalisée », faudrait pas la mettre en danger. Sans compter qu’un des plus gros revenu de l’état, c’est la bagnole.

De toutes les façons, le train c’est pas hygiénique, pas de regrets!

Banque, braquage

Banque, braquage
3 (60%) 2 vote[s]

Du vécu, entendu à l’apéro, le gars semblait très marqué par cette histoire.

Un employé de banque m’appelle, dernier avis avant huissier et tout le discours réservé aux délinquants. Tout en essayant d’en savoir plus, je me connecte au site web pour voir mon compte, pas de découvert, je n’en ai jamais eu de ma vie. Je ne comprends rien, et l’employé de moins en polit hausse le ton. Finalement je m’aperçois qu’il ne me parle pas de mon compte principal, mais d’un vieux compte oublié. Il y six ans j’ai arrêté mon activité d’enrepreneur individuel. Elle était gérée sur un compte séparé sur lequel il restait de quoi payer, selon mon comptable, les frais, taxes et autres bricoles à venir.

J’avais donné des instructions au banquier, pas de découvert, même pas un euro, pas d’options, pas de carte bancaire, pas de prélèvement, donc sur ce compte il devait y avoir 1500€ disponible pour payer le percepteur, l’URSAF ou toute autre surprise dont l’état à le secret.

A font dans mon nouveau boulot, j’avais oublié ce compte qui dormait avec 1500€, le comptable avait bien fait son travail, car l’état ne m’a jamais rien réclamé. Entre temps mon gestionnaire de compte personnel à la banque à changé plusieurs fois, et ce compte à atterris dans le portefeuille d’un responsable entreprises  .

En six ans, à coup de frais mensuels, trimestriels, agios de ceci, frais de cela, assurance de truc … la banque avait prélevé 1500€ sur ce compte inactif.

Mes instructions étaient claires pourtant, pas de prélèvement, pas de découvert… mais là comme c’est la banque qui régale, après avoir prélevé toutes sortes de frais, le compte était à découvert depuis quelques temps déjà, agios, augmentation du découvert, agios sur les agios… je suis devenu délinquant sans rien faire. Pas le moindre coup de fil, pas de courrier, rien… pourtant le téléphone ils l’ont bien trouvé pour venir me menacer…

Je passe à la banque demander des explications. L’impression d’un relevé de compte étant payante et n’ayant pas l’option « banque en ligne », c’est sur l’écran du banquier que je découvre le solde. Et je m’aperçois que pour un compte qui dors depuis six ans, les frais minimums se montent à 1500€. En faisant travailler cet argent la banque a bien du gagner 500€. J’ajoute à cela les 500€ que l’on me réclame pour le découvert et les frais liés. La banque m’a quand même piqué 2500€.. J’essaye de demandé des explications, c’est quoi ce 50€ de frais de truc.. c’est dans les conditions générales, voici le tarif…  Et cette option « fax » c’est quoi? Elle est activée par défaut… mais vous pouvez l’annuler sur le site WEB… Très énervé, j’arrête de regarder ce champs de ruine, je n’aurais jamais du faire confiance à une banque, surtout Française.

J’ai finalement négocié pour qu’ils ferment le compte, me fasse cadeaux du découvert, des agios, et des frais de procédure. Rassuré qu’ils ne m’aient pas déjà déclaré l’interdit bancaire à la banque de France

J’ai pu m’en sortir parce que j’ai un autre compte qui fonctionne normalement dans cette banque et que je suis un « vieux » client. Mais je me suis fait braquer de 1500€ par ma banque tout à fait légalement.

J’imagine la détresse de gens qui gèrent leur budget au plus juste et qui se retrouvent poussés à la faute par leur banque.

J’imagine aussi si mon compte avait été ailleurs en Europe, mes 1500€ seraient devenus 1800€. Si si dans de nombreux pays les comptes sont rémunérés, pas grand chose, mais rémunéré quand même.

C’est vrais aussi qu’il faut comprendre les banques françaises, le montant dont ils m’ont délesté, corresponds à une semaine de salaire de l’employé le plus mal payé….

Je vous laisse réfléchir

Made in France

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Une amie a réussi à me traîner dans un magasin de fringues… galère !!!

Essayage de chemises, pantalons, je ne sais pas comment j’ai pu lui dire oui. Après un bon quart d’heure de  ‘farfouillage’,  l’étalage est en vrac, Elle extirpe d’un air triomphant, une chemise  qui, franchement,  me semble identique aux dizaines d’autres. « Super c’est une bonne marque et en plus fabriquée en France ». On est pas encore sorti du magasin, c’est parti pour des heures à passer et repasser des fringues. Tient, un truc à inventer, une issue de secours pour cabine d’essayage.

Quitte à être coincé ici, je m’occupe. En voyant les étiquettes pendouiller de l’étagère je remarque que les prix varient de un à cinq. J’en prends une au hasard, une qui me parait semblable au petit bijou qui fait briller les yeux de mon amie, et je compare. Même composition, mêmes logo pour le lavage….  je fais Le test important pour une chemise, roulée en boule bien serré, je relâche et le tissus ne doit pas être froissé. Et là surprise la chemise la moins chère s’ en sort mieux. Alors pourquoi prendre la plus chère? Je n’aurais pas du poser cette question, j’ai droit  à un discours digne d’un commercial croisé politicien : c’est une bonne marque, les couleurs sont à la mode …. et en plus « c’est fabriqué en France » me dit-elle en me collant victorieusement l’étiquette sur le nez. Il est bien indiqué « made in france » et elle me répète « mède in France » avec la bonne prononciation anglaise, pas avec le A de madame, mais plutôt celui de mémère.

Je regarde l’autre étiquette, celle du produit le moins cher :  « fabriqué en Chine » !!!! En français, pas en anglais.

Je vous laisse réfléchir.

Prendre l’avion en France

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Inspiré du récit d’un voyageur Breton

Se plaindre des voyages en avion, pourquoi ne pas rêver à des solutions…

Je prends des vols longs courriers, depuis de nombreuses années. J’évite les aéroports parisiens dès que je le peux, c’est trop long, fatiguant, sécurité, police, militaires à tous les coins, racket pour le parking, le transport, les boissons, les sandwichs… La mauvaise humeur, et le stress sont partout, on est dans une usine ou l’on parque du bétail. Je redoute d’avoir à utiliser Roissy, ou Orly.

De nombreux aéroports de province sont tous le contraire, un petit exemple, qui va paraitre surréaliste, à tous ceux qui finissent à Orly, mais je vous assure que c’est du vécu. J’ai juste changé quelques détails pour faire court.

Il est 9h du matin, je fini mes préparatifs pour mon départ vers la Martinique, j’ai mon avion à 10h, j’ai le temps. Un quart d’heure de route et me voila sur le parking de l’aéroport de Lannion Cotes d’Armor , une petite place m’attends à 20 mètres de la porte d’entrée. Je gare bien la voiture, elle va rester là un mois, le parking est gratuit. Pas besoin de chariot pour ma valise, pour les quelques 50 mètre qui me sépare du tapis d’enregistrement. C’est la foule, au moins dix personnes avant moi.

C’est mon tour, la dame qui enregistre mes bagage, me reconnaît, c’est elle qui m’a vendu mon billet la semaine dernière. Elle y va de quelques commentaires sur la Martinique, et me demande de lui ramener, un peu de soleil, tout en s’activant pour me sortir ma carte d’enregistrement. Gros problème, ma valise est trop lourde. Comme mon bagage à main est presque vide, je lui propose d’y transférer quelques dossiers, mais finalement elle me dit que c’est bon, et la valise part sur le tapis roulant.

Le contrôle de police est efficace, mais rapide, c’est la même équipe qui contrôle les bagages qui vont en soute, et les passagers. Et en cas de problème, très facile de discuter et de trouver une solution, dans la bonne humeur en plus. Dix minutes d’attente, embarquement et c’est parti pour un vol sans histoire direction Paris.

A Orly, il me faut attendre trois heures la correspondance. Je fais un tour pour voir si je trouve un truc sympa à manger, cafete et bouffe sous plastique, heureusement j’ai pris un casse dalle Breton à Lannion, j’achète juste une boisson, puisque le cidre est interdit en cabine. Je me dirige vers l’enregistrement de mon vol pour voir. Certaine personnes font la queue depuis deux heures, et ils n’ont pas fini. Une bonne parti des passagers dans la file d’attente est parti de Paris ou sa banlieue, tôt ce matin, et depuis, ils traînent leurs valises, de taxis en métro. Pour les plus chanceux, c’est deux heures d’embouteillage dans la voiture d’un copain, plus une partie de cache-cache pour pouvoir se garer pas trop loin sans être verbalisé. Comme j’ai déjà ma carte d’embarquement depuis Lannion, je me dirige vers mon avion et laisse les autres passagers faire la queue dans un ambiance électrique, enfant en pleurs, énervements, personnel sur les dents, je suis plutôt content d’arriver de province.

Vingt minutes pour présenter son passeport, à un fonctionnaire qui aimerait bien être ailleurs, et je vais pouvoir me prendre une bière, juste avant de monter de monter dans la bétaillère, direction le soleil.

Je vous passe l’arrivée en Martinique, avec toutes les spécificités locales, la bonne humeur omniprésente compensant très largement une efficacité pas toujours « au top », une. Je passe directement au retour.

Comme d’habitude, l’avion a une demi-heure de retard, une autre à attendre un passager, dans l’avion surchauffé, et c’est parti pour 8 heures de vol, même un peu moins, le pilote veux rattraper une partie du retard en surfant sur les jet-streams, quitte à nous bousculer un peu. Le décalage horaire aidant, je commence à m’endormir un peu avant la descente sur Orly, fatigue. Applaudissement des passagers quand l’avion touche le sol, mais un peu mous, je ne suis pas le seul à qui il manque une nuit de sommeil. Comment fait le personnel de cabine pour être toujours aussi pro, aimable et serviable ? mystère.

Autrefois, il m’arrivait de « descendre » de l’avion à Paris, je me souviens des heures passées à attendre les bagages, des bousculades, taxis, métro, embouteillages, contraventions… et tous ça avec une nuit de sommeil en moins, galère. Heureusement, je vais sur Lannion. Une petite demi-heure de queue au contrôle de police, et même pas un coin ou poser la tête pour dormir !!! Je pensais prendre un petit café, mais avec le retard de l’avion et les « douaneries » matinales, j’ai juste le temps d’embarquer. Ma valise est déjà en soute. Je commence par en piquer un somme contre le hublot, mais les cotes bretonnes me réveillent. J’aperçois des voiles sur la mer, sans doute une régate. Le ciel se couvre en arrivant à destination, le pilote passe sous la couche, les dernières minutes de vol se font en profitant « pleinement » du paysage, avec quelques zig-zag , certainement pour contourner les gros nuages. Atterrissage sans problèmes, pas d’attente, l’aéroport n’est pas surchargé.

L’avion se parque à 30 mètres de la porte de l’aérogare, après qu’un monsieur bien habillé avec un gilet orange, l’ai guidé. Le même monsieur que nous appellerons George, place les plots et les barrières de sécurité pour guider les passagers, pendant que le pompier de service pousse un gros charriot à bagage. En parcourant les 30 mètre pour aller à l’aérogare, je vois George et le pompier décharger ma valise avec toutes les autres. Je ne suis pas arrivé devant le tapis roulant, qu’il se met en marche, et je n’ai pas à attendre bien longtemps ma valise. Il me reste maintenant une cinquantaine de mètre pour aller jusqu’à ma voiture, mais en route, je tombe sur l’hôtesse qui m’a vendu mon billet et qui m’a enregistrer à l’aller, et je sors de mon presque sommeil pour me rappeler que je lui ai ramené un bricole de Martinique, une bouteille de rhum, pour toute l’équipe si sympathique. Tout en discutant, je vois George passer, donner des instructions à tout le monde, porter du matériel pour l’embarquement du prochain avion, et finalement repasser en poussant une personne âgée dans un fauteuil roulant. J’arrive enfin à la voiture, un dernier effort pour mettre la valise dans le coffre, je vérifie, les pneus et les niveaux, après un mois, on ne sait jamais.

En roulant vers la maison, je pense à tous ces gens qui étaient au dessus de l’Atlantique avec moi, et qui sont certainement encore englués dans les embouteillages parisiens, alors que dans un quart d’heure je vais échanger crêpes et cidre contre citron et rhum avec les voisins.

De cette aventure mainte fois répétée, il me vient de nombreuses questions. Dans l’industrie quand on fait une grosse usine, c’est pour profiter de l’effet d’échelle, réduire les coûts, augmenter la qualité …

Pour les aéroports, c’est le contraire, plus ils sont gros, plus les taxes sont élevées, pour un service toujours moindre. A Lannion, et c’est valable dans de nombreux aéroports de province, un équipe est au service des voyageurs, à Orly des gardiens essayent de canaliser du bétail. A Paris, des kilomètres de marche, des heures de queue, rarement un sourire, mais des pistolets mitrailleurs. A Lannion tout se fait dans un rayon de 200m dans la bonne humeur et la confiance. Que dire des problèmes, dans une petite structure il est très facile de les voir venir et de les traiter à échelle humaine. Dans une grosse structure c’est aussi possible, mais il faut y mettre des moyens humains, et des méthodes pas toujours compatibles avec celles de pseudo-sécurité à la mode.

La majorité des passagers de l’avion pour la Martinique avait fait plus de 100km pour venir faire la queue. Alors j’imagine des tas de petits aéroports, pas très chers, mais très accueillants, offrants pleins de petits services, et allons-y avec même des commerces, restaurants … qui fonctionnent même indépendamment de l’aéroport. Là-dessus, imaginons l’accès des gros aéroports hubs,  interdit aux passagers autrement que par avion. Pour cela il faudrait supposer que tout le monde soit prêt à accepter un petit aéroport pas très gênant, pas loin de chez lui. Je sais c’est un rêve, mais imaginons. Moins de temps perdu, moins de voiture ou de transport en commun, moins de mesures de sécurité inefficaces et plus de vrai sécurité, et moins de problèmes. Service de proximité, et même service tout court si l’on compare avec la situation qui s’est installée. Et quand on fait le compte, voyage moins cher. Vous aussi vous imaginez… avion plus facile à prendre, plus sympa, coûts réduits, donc plus de trafic, de vols, de destinations…

Je ne suis pas le seul à rêver. Il y a quelques années un compagnie proposait de relier de nombreuses villes de province en passant par un hub situé lui aussi en province, c’était un début, mais ils n’existent plus. La réglementation française avait décidé de ne favoriser que quelques gros. Depuis Ryanair à repris le concept en moins pratique pour les Français.

A tous ceux qui se plaignent des problèmes d’avion, d’aéroport, je leur dis simplement, le prochain long courrier que vous prenez, partez de Lannion, ou de Perpignan,  Strasbourg… Vous verrez déjà que plus détendu, les petits problèmes ont moins d’importance. Et si en plus vous avez un agent sympa de la même ville que vous qui vous écoute, vous connaît, vous explique et vous rappelle, vous prendrez plaisir à voire votre statut passer de bétail, à client.

Auto route agé

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Entendu dans un bistro

Dans de vieux articles de journaux, du début des autoroutes en France, vous pourriez lire des choses du genre : les autoroutes seront payantes une vingtaine d’années, juste pour rembourser les emprunts … A cette époque, l’essence était « donnée » et commençait seulement à augmenter, le montant du péage ne représentait pourtant pas grand chose sur le coût d’un trajet.

Depuis, le prix de l’essence a explosé, et sur de nombreux trajets, le péage représente plus que l’essence.

Pour ce qui est d’éviter les autoroutes, la bonne blague, rond-points, heures de pointe, et surtout, panneaux limitation de vitesse qui sont plus nombreux et variés que les panneaux de pub, 30Km/H, 50, 90, 110, 70, 30, 50,90…, ..   la consommation explose, et la prune est inévitable. Tout est fait pour obliger à prendre autoroute.

On nous explique que maintenant que les investissements sont faits, les emprunts remboursés, il reste l’entretient à payer…

Cette maintenance de luxel, coûte  plus que la construction?

Où passent ces milliard? [ les gars dans le bistro ont quelques idées sur la question, mais comme je n’ai pas les moyens de payer un avocat, je garde mes notes pour moi]

Si vous avez des chiffres, des infos, je suis preneur.
Les moins à plaindre sont les Bretons. L’état arrive à financer leurs routes avec “seulement” une partie des taxes sur les carburants. Il faut dire qu’à l’époque ils avaient des arguments explosifs.

Je vous laisse réfléchir

Déchets

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Note sur une discussion avec un spécialiste des déchets. Comme à mon habitude, rédigé à la première personne.

J’ai été pas mal impliqué dans la gestion déchets dans ma région. La gestion des déchets change, leurs volume augmente et va continuer à s’accroitre considérablement, explications :

Des filières de traitement des déchets sont en place, d’autres naissent et se développent. Nous sommes passés en quelques années d’un traitement artisanal à une industrie de plus en plus lourde, réglementé, incontournable. Le modèle économique, s’est longtemps cherché, il est maintenant trouvé, c’est du capitalisme classique. La survie de l’entreprise de collecte, traitement, recyclage … est liée à l’augmentation du chiffre d’affaire. Le nombre d’acteurs augmente, leurs tailles et leur capital aussi. Les états encouragent cette nouvelle source d’emplois.

Cette activité ne peut pas facilement être délocalisée, donc des emplois locaux un peu partout sur le territoire. Tout parait donc parfait !

C’est oublié que pour faire fonctionner tout cela, il faut des déchets, de plus en plus de déchets, et encore des déchets.

Dans notre système économique, il n’est pas envisageable de produire, puis d’arrêter l’usine pendant un ans pour attendre que les produits s’usent. Il faut du travail tout les jours, toute l’année, tous les ans. Les industriels sont donc encouragés à faire plus d’emballage, des durées de vise plus courtes, plus de produits inutiles. Quand cela ne suffit pas, on invente des subventions, et autres avantages fiscaux pour les producteurs de déchets, sans qui la machine s’arrête. Autre élément évident mais qu’il faut citer, plus nous produisons de déchets, plus nous produisons tout court.

Le contrôle technique automobile, suivit de la prime à la casse en sont un bon exemple. L’état créé artificiellement un déchet, mets prématurément un futur VHU [Véhicule Hors d’Usage] sur le marché, fait tourner les usines, encaisse de la TVA et des charges sociales, la machine économique tourne et alimente l’industrie des déchets qui en est un maillon de plus en plus fort. Tout ceci est tellement imbriqué, que sauf révolution, il faut poursuivre la fuite en avant.

Le lait frais est maintenant interdit à la consommation, les gros industriels on gagnés, il faut  une brique pasteurisée. Un emballage qui pourra être stocké, transporté loin et les prix de gros pourront être régulés. Conséquence les producteurs n’ont plus le droit de vendre leur production localement, il faut de l’emballage, des industriels, des cotations en bourse … et des déchets, briques, palettes, films plastiques… transports, pneus, huiles de vidanges, ordinateurs, papiers….

Le réutilisable coté client est devenu inexistant. C’est quoi? He bien tout simplement prendre son panier, ces boites vides et le commerçant les rempli. Mon grand père par exemple lavait ces bouteilles de pinard avec un  goupillon,  les rangeaient dans des caisses en bois, et une fois par mois, il allait faire le plein à la cave coopérative. Ma grand mère allait chez le crémier avec sa boite d’oeuf vide. Finalement à cette époque, il n’y avait pas de déchets. Même les restes des repas profitaient au poules, cochons ou chiens du voisinage. Les déchets verts étaient empilés au fond du jardin et finissaient comme engrais l’année suivante. Corvée de poubelle, je n’en ai pas le souvenir.

Chacun d’entre nous produit directement ou indirectement, chaque jour plusieurs kilo de déchets. Que s’est il passé en quelques décennies?

Le saviez-vous? Avant les cagettes de fruits et légumes étaient renvoyées à l’agriculteur. Les boites de biscuit en fer.. on allait les remplir chez le marchand. Les bouteilles étaient en verre et on ne les jetait jamais, on en avait trop besoin pour plein de choses. … Je vous laisse compléter cette liste.

On s’est longtemps posé la question, comment protéger la nature, comment prélever moins de ressources, comment éviter la pollution. La seule réponse possible dans notre contexte économique et surtout financier, c’est d’essayer de limiter les dégâts en faisant des déchets plus propres. On sait faire des bouteilles réutilisables, il vaut mieux du plastique, jetable, que l’on va arriver à brûler de mieux en mieux pour essayer d’en faire de l’électricité tout en donnant du travail pour mettre en place des filtres pour toutes ces fumées toxiques, la collecte, le transport, le nettoyage… Il est facile de produire des voitures qui durent entre vingt et quarante ans, mais c’est du suicide économique, il vaut mieux en réduire la durée de vie, et alimenter l’industrie du déchet qui va faire de mieux en mieux. La valeur ajoutée des produits de demain sera de plus en plus dans son déchet. Un produit à durée de vie longue n’est plus envisagé depuis des décennies, dans dix ans, un produit qui ne génère pas rapidement de déchets sera un non-sens.

On produit plus, mais le contenu des poubelles est une part de plus en plus importante de la matière première. Mais je ne suis pas sûr que le bilan soit favorable à notre planète. Les déchets des déchets, ce qui n’est pas valorisé, représente finalement bien plus que les déchets avant la mise en place de la filière. Comme l’objectif de ce système est de produire toujours plus, on utilise plus de matière première « neuve » qu’avant pour le même bien ou service sur une période donnée.

De nombreuses personnes protestent contre ce système de déchets « vert ». La solution selon leurs avis : traiter le déchet à la source, c’est à dire, ne pas le produire. C’est est très simple, aucun obstacle technique ou de mise en place. C’est une sorte de retour en arrière d’un siècle, en nettement  mieux grâce à la technologie. Mais  se sont des centaine de milliers d’emplois qui son directement menacés et des million indirectement. Imaginez produire des choses durables et en plus à proximité des consommateur. Plus besoin de transports, de traçabilité, de négociants et autres intermédiaires … et surtout plus besoin d’emballage. Faut pas pousser quand même.

Ils vont même jusqu’à dire que pour le monde de la finance c’est le meilleur système, mais que pour la planète et même pour la population il serait préférable de payer les chômeurs.

Finalement la gestion des déchets peut être vue comme un impôt, obligatoire, incontournable, comme la TVA, mais qui crée directement des emplois.

 

Mais rassurez vous, nos consciences vont se porter de mieux en mieux:

C’est avec fierté que nous allons trier nos déchets pour les mettre dans des poubelles toujours plus grosse, et plus nombreuses, avec plein de nouvelles couleurs. Se faisant, nous allons créer plein d’emplois pour fabriquer toujours plus de produits, les transporter toujours plus loin et générer toujours plus de déchets qui eux aussi vont générer des emploi qui vont dynamiser l’économie et relancer la consommation et produire encore plus de déchets.

Je vous laisse réfléchir

Travail le dimanche

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Petit témoignage inintéressant.

Pour la majorité de mes amis, le samedi c’est la corvée des courses, parkings complets,  queues aux caisses… et le dimanche, quelques sorties, télé, bricolage, télé.

S’il ont une formalité administrative, un RV chez le médecin, c’est journée de congés à prendre.

J’ai la chance de pouvoir travailler le samedi et le dimanche. J’ai deux jours de repos dans la semaine. Les courses, c’est le jeudi, sans stress. Les administrations, leurs heures d’ouverture sont justement sur mes heures de repos. Bricolage, il me manque une planche ou quelques vis, pas de pb, les magasins sont ouverts. Envie de cuisiner, il manque du beurre, pas de pb, boutique ouverte, pas de queue. Je ne suis pas payé plus pour travailler samedi et dimanche, mais vu les avantages que j’ai et ce que j’économise, j’y trouve largement mon compte.

Certains me disent que je suis fou de travailler le dimanche pour le même salaire. Etre payé en heures sup le dimanche ou le mardi, je ne vois pas la différence.

Sur mon temps libre,  j’anime bénévolement des ateliers dans un collège, ce qui n’est possible ni le samedi ni le dimanche.

La prochaine étape, c’est de pouvoir travailler en dehors des heures habituelles, pour éviter les embouteillages, et disposer de 1H30 de temps libre en plus chaque jour.
Et vous, ça ne vous dérange vraiment pas d’être prisonnier du dimanche?